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Les Ateliers Je suis capable sont nés en avril 2008 dans le prolongement d’un projet pilote réalisé de 2004 à 2008.

En 2004, un Diagnostic sur l’état de la situation de la sécurité alimentaire dans le Bas-Richelieu (Gauvin, 2004) présente le manque d’habiletés et de connaissances en alimentation comme un déterminant important de l’insécurité alimentaire vécue dans le Bas-Richelieu. Pour donner suite aux constats de cette étude, la Table Agir pour la sécurité alimentaire dans le Bas-Richelieu finance des projets pilotes afin que ses partenaires trouvent des pistes de solution. L’Ardoise du Bas-Richelieu, groupe populaire en alphabétisation, propose alors de sensibiliser les parents et les enfants au contenu des boîtes à lunch en milieu scolaire. Lors de la première rencontre à l’école avec la responsable du service de garde, l’infirmière et la travailleuse sociale la directrice de L’Ardoise et coordonnatrice du Guide d’implantation et de développement Je suis capable…de cuisiner – Réseau-Parents (2009) constate que le projet sur les boîtes à lunch semble inadéquat car, la qualité nutritive de leur contenu est généralement très adéquate.

Cependant, plusieurs questionnements demeurent : qu’advient-il, à l’heure du dîner, des enfants issus des familles les plus démunies, ceux qui ont droit à un déjeuner gratuit à l’école et dont nous savons qu’ils ne fréquentent pas la garderie? L’infirmière et la travailleuse sociale proposent de faire une étude éclair auprès de tous les jeunes qui déjeunent mais ne dînent pas à l’école. Parmi eux, ceux de sept à neuf ans de la 2e année se font souvent à manger. Parfois même ils préparent le dîner pour leurs frères et sœurs! Les rencontres avec les trois groupes classes de 2e année permettent de constater que plusieurs enfants de cet âge peuvent avoir des périodes où ils sont seuls à la maison. Ils cuisinent alors des choses simples, sandwichs et salades déjà préparées auxquelles ils ajoutent certains éléments etc. Bref, la différence entre ceux qui dînent à l’école et ceux qui mangent à la maison se situe au niveau de la qualité nutritive du repas et de la plus grande responsabilité vis-à-vis des frères et sœurs.

Le projet de cuisiner avec les jeunes de 2e année  afin d’améliorer leur savoir-faire au plan nutritionnel, créa beaucoup d’enthousiasme. Le mois de mars, mois de la nutrition, est choisi car le personnel enseignant et l’infirmière ont alors une plus grande disponibilité pour réaliser des activités en nutrition. L’Ardoise du Bas-Richelieu, organisme promoteur, s’occupe du personnel et du financement du projet. Les responsables développent des outils d’animation, et assurent la conception et la réalisation de trois ateliers de cuisine pour chacune des trois classes de 2e année. Le tout se termine par une fête à l’école pour souligner les belles réussites culinaires des enfants. Plus de 200 personnes, parents, beaux-parents et grands-parents participent à la fête.

Cette réussite permet que, de 2004 à 2008, les ateliers de cuisine rejoignent 600 enfants de la maternelle à la sixième année avec la participation de 227 parents et d’une trentaine d’intervenants du milieu scolaire et de la santé. Depuis 2005, grâce à la sollicitation des enseignants, quatre ou cinq parents accompagnent le groupe d’élèves à chacun des ateliers de cuisine au grand bonheur de tous les enfants.

En 2006, un atelier spécial Ouverture sur le monde est réalisé avec une classe de deuxième année qui reçoit la visite d’une délégation du Mali venue observer, à cette occasion, une expérience réussie d’intervention auprès des enfants visant à améliorer leurs compétences en alimentation et leur estime de soi.

En 2007, l’équipe des ateliers de cuisine participe au plan d’action d’École en santé sur le thème Les Olympiades, en cuisinant une recette pour chacun des différents pays choisis par les 19 classes de l’école Maria-Goretti. Ce sont 450 enfants et 200 parents qui participent aux ateliers de cuisine de ce grand projet scolaire.

En 2008, les jeunes de 6e année sont nos premiers finissants. Nous cuisinons avec eux depuis leur 2e année. Ils sont très habiles et cuisinent à la maison. Nous organisons une grande fête pour marquer l’évènement.

Il est important de préciser que notre projet d’ateliers de cuisine s’inscrit dans les orientations ministérielles québécoises des secteurs de l’éducation et de la santé en termes de promotion de saines habitudes de vie pour les jeunes et leurs familles. Des programmes tels que École en santé (2005), le Plan d’action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids (2006) ou Agir en couleur pour une école en santé (2007) invitent tous au partenariat les secteurs communautaire, municipal, de l’éducation et de la santé et des services sociaux.   

En avril 2008, Ateliers Je suis capableest constitué en association personnifiée à titre d’organisme à but non lucratif (OBNL) avec lamission de dispenser des activités éducatives visant le développement d’habiletés, l’autonomie et l’estime de soi chez les jeunes de La MRC Pierre-De Saurel. L’année suivante, Revenu Canada lui attribue le statut d’organisme de bienfaisance œuvrant en éducation en appui aux écoles et des milieux d’éducation.

Les Ateliers relèvent alors d’un conseil d’administration composé de représentants du milieu scolaire et de parents. Ce conseil travaille à la vitalité de l’organisme ainsi qu’à son enracinement dans le milieu. Notre but : associer les familles, le personnel de l’école, les intervenants en santé et même des producteurs ou marchands locaux à l’atteinte d’un objectif commun de «donner des racines et des ailes aux enfants.»

En 2009, l’organisme amorce sa participation à l’activité L’école à la ferme, organisée par la Société d’Agriculture de Richelieu dans le cadre de l’Exposition agricole de Richelieu. Le projet permet de faire le lien entre le monde rural et le monde urbain, amenant ainsi les jeunes à mieux connaître l’origine des aliments. Ateliers Je suis capable ajoute également à sa programmation d’activités, des ateliers Je suis capable… de jardiner. Avec la collaboration du Commissaire à la Chambre de développement agricole, les jeunes sèment des fines herbes, des fleurs comestibles et des tomates. Ils apprennent surtout à mieux connaître le monde agricole et les agriculteurs.

Rayonnement

En 2010, l’école Maria-Goretti présente l’expérience des Ateliers de cuisine Je suis capable au concours Prix d’Excellence et de reconnaissance scolaire 2009-2010 de la Commission scolaire Sorel-Tracy. L’école gagne le 2e prix dans la catégorie Innovation pédagogique. On mentionne, comme élément innovateur « La participation exceptionnelle des parents à une activité éducative se déroulant à l’école, pendant les heures de classe ».

En 2011-2012, c’est au tour de l’école Mgr-Prince de gagner le 1er prix au Gala de la Commission scolaire pour une activité réalisée en partenariat avec les Ateliers Je suis capable Le monde rural à connaître et à faire connaître. Grâce à une capsule vidéo réalisée par Québec en forme (www.youtube.com/watch?v=t8KgSwB1ppg), l’activité gagnante fut également présentée lors du Gala d’Excellence de la Société d’agriculture de Richelieu devant 500 convives.

En 2011, des élèves de 2e année gagnent, le 1er prix à Sorel-Tracy du Concours québécois en entrepreneuriat catégorie étudiants avec le projet Menu gourmet pour enfants gourmands conçu et réalisé en collaboration avec les Ateliers Je suis capable. Au niveau de la Montérégie, leur projet décroche le prix Coup de cœur régional.

 

Instance locale de Québec en forme, le comité Pour le plaisir de bouger et de bien manger reconnait l'expertise des Ateliers Je suis capable en milieu scolaire et place l’organisme au cœur de leurs plans d'action en promotion de saines habitudes de vie, depuis 2010.

 

En 2012, le plan stratégique de l’Écocollectivité de la MRC Pierre-de Saurel identifie notre organisme comme projet structurant pour améliorer la qualité de vie des citoyens de notre région.

Mettre l’enfant au cœur de nos préoccupations, se soucier du parent, assurer un suivi, le plaisir, la découverte, l’entraide sont les ingrédients de notre recette institutionnelle et communautaire. Il faut rejoindre l’enfant dans son milieu de vie et partager nos savoirs avec lui.

Louise Beauchesne, membre fondatrice.